L'interview

La girafe
La girafe

C’est tout de même surprenant toutes ces questions, non ?

Merci à Dolores Figueras et à son assistante, Alexandra Rap Dehousse, pour cette interview peu commune.

Oui, énormément ! Mon voisin du dessus a dû être opéré d’une cataracte de type siphoïde. Une opération longue et délicate, vous pouvez m’en croire. Son œil gauche a pu être sauvé, mais le pauvre ! son regard en est resté tout vitreux… et sans âme. On dirait le regard d’un mort.

Extrait : 

« Le livre était dans un petit sac en papier qui se balançait contre ma jambe. J’avais l’impression de transporter un trésor, une sorte de grimoire sacré, un manuscrit précieux.
Au coin de la neuvième, en face de chez Tiffany, nous nous arrêtâmes un moment pour écouter un vieil Indien qui jouait de la guitare sur le trottoir. Un chapeau gris, avec déjà quelques pièces à l’intérieur, était posé à côté de lui, à même le sol. La face burinée par le soleil, les yeux blanchis par la cataracte, il chantait, d’une voix aigrelette et lancinante, une sorte de blues mélancolique et tendre. L’étui noir de sa guitare était ouvert à ses pieds. Un petit chien blanc dormait à l’intérieur. Je ne comprenais pas tout de cette chanson, car le vieil Indien mâchait la moitié des mots avec sa pauvre bouche édentée, mais il y était question d’un homme, seul, qui roulait dans le désert.

C’est vrai, j’avais complètement oublié : le thème du livre est la mémoire.

Questions diverses

Plusieurs me viennent spontanément à l’esprit, si vous permettez :

  •  J’ai ri aux éclats.
  • Ce livre m’a fait du bien.
  • C’est bien écrit.
  • C’est pas toi qui a écrit ce bouquin, je te crois pas.

Je lui recommanderais tout simplement de suivre la règle des trois p :

  • Pour qui ?
  • Pourquoi ?
  • Comment ?

Terrible comme question !
Je n’aurais pas trouvé mieux pour expliquer l’un des plus terrible danger qui guette l’écrivain :
le hiatus.
Joséphine et Roger… Jamais on aurait dit l’inverse !
Roger et Joséphine, cela aurait fait sonner deux fois é.

Bougez, lisez !